Mea Culpa - Dionysos

Publié le par Cissie Blues

Salut !

Alors, le mea culpa, c'est pour la simple et bonne raison que j'ai menti. Oui, j'ai menti, j'ai dépensé de l'argent à une billetterie aujourd'hui pour de la musique. Je crois que je suis accro. Quelqu'un sait où ça se soigne ?

En ce qui me concerne, j'irai soigner mon addiction au Grand Rex devant Pete Doherty le 5 juin (jeudi prochain quoi). Comme j'ai pris les places ce soir, avec un peu de chance, il sera présent et pas en prison, en désintox ou je ne sais ou. Rusé le plan, hein ?

Comble de joie, je viens de remarquer que la première partie sera assurée par Daniel Darc. Comme ça ils auront des sujets de conversation dans les coulisses tous les deux :) ! Je n'ai pas encore écouté le dernier album de DD mais le précédent, "Crevecoeur", était une merveille. Et d'après ce que m'a dit Rock'n Folk, il devrait en être de même pour "Amours Suprêmes". J'aurai donc la chance de me faire ma propre opinion jeudi prochain.

Cela fait donc un total de 3 concerts dans le mois de juin pour le moment. Demain sortiront également les billets pour les deux concerts de Tom Waits en Juillet et je ne raterai ça pour rien au monde (du moins l'un d'entre eux, pas les les deux !).

Changeons de sujet. Je vais maintenant évoquer l'un des meilleurs groupes de rock français actuels (du moins en live) : Dionysos. Je sais bien qu'ils sont en passe de se faire doubler par tous ces imposteurs (à des degrés plus ou moins importants) de groupes de bébés rockeurs, mais je n'en démordrai pas. Ce blog est sérieux !

Un jour, en 1999, j'écoutai distraitement Oui FM avec ma colocataire lorsqu'un morceau pour le moins hors du commun attira mon oreille. En écoutant attentivement les paroles, je me demandai qui avait bien pu pondre un truc pareil. Je ne savais pas encore à ce moment si j'allais aimer ou détester ce groupe, ni même qu'il s'appelait Dionysos.

Puis il repassa à la radio, et je me mis à le fredonner et à vraiment aimer ce titre. Il s'agissait de Coccinelle et ça donnait ça :


C'était extrait de l'album Haïku et il fut suivi par "Pyjama" et "45 tours", ce qui me conforta dans l'idée que les membres de ce groupe étaient cinglés.


A cette époque, ils arpentaient les scènes de toute la France et participaient à tous les festivals. Ils se firent remarquer assez rapidement pour leur énergie et pour la folie du leader-chanteur Mathias. Je ne les ai malheureusement vus qu'une seule fois et il est vrai qu'ils sont tous impressionnants. Mathias se jette régulièrement dans la foule (ou au milieu de ses accolytes), ce qui lui vaut parfois des déconvenues, il saute et hurle dans tous les sens, éblouissant les spectateurs de sa rousseur incendiaire.

Suivirent deux excellents albums : Western Sous la Neige et Monsters in Love.

Depuis, ces petits ont fait du chemin et Babet, leur violoniste a même sorti un album solo. Eux se produisent en ce moment à droite à gauche dans tout le pays avec leur nouveau concept, La Mécanique du Coeur, et sont souvent accompagnés d'Olivia Ruiz, compagne aussi de Mathias dans la vie. Elle est surtout l'un des personnages clés de l'histoire de la Mécanique, et partage cet honneur avec un paquet d'autres artistes, parmi lesquels on trouve Arthur H, Alain Bashung, Emilie Loizeau, Jean Rochefort, etc.

Ce dernier album/livre et futur film est assez intéressant, même si selon moi, on perd un peu de la folie brouillonne des débuts, ce qui est certes normal, mais tout de même un peu triste. Cet album sent plus le travail, et moins la spontanéité, mais le principe reste néanmoins très bon. J'ai lu le livre, et la façon dont le disque nous permet de nous promener parmi les personnages et les lieux comme spectateur est très agréable et donne le sentiment de voyager dans un rêve.

Je vous conseille donc de tout coeur cette Mécanique enchanteresse, tout comme l'intégralité de la discographie de Dionysos et surtout, surtout de les voir en concert.

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Publié dans Ma Musique & Moi

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Xavier 18/07/2008 00:52

j'ai vu Dionysos des dizaines de fois en concert, et à chaque fois je me suis éclaté, meme si j'aime moins les derniers albums. C'est toujours bon de voir un groupe se donner à fond, et les pitreries théatrales de Mathias sont toujours efficaces. Après c'est vrai qu'il n'y plus l'effet de surprise, notamment le prolongement rock des titres un peu systématique...
Si tu veux va voir sur mon blog ma chronique de leur dernière tournée, je les ai vu à Grenoble et j'ai découvert un fabuleux groupe en première partie........ Moriarty!!!

Cissie 17/07/2008 11:53

Non, d'ailleurs ça devient lassant. Il n'y a plus l'effet de surprise du début car Matthias le fait systématiquement... Dommage...

Ceci dit je suis curieuse de savoir ce que cela donne sur scène maintenant.

dragibus 17/07/2008 11:40

un vrai bonheur sur scène, moins maintenant car, c'est vrai, leurs titres sont différents plus posés, plus "adultes" (d'ailleurs ils jouent maintenant en costume)
mais bon sauter dans la foule et se rouler par terre toute une vie est ce bien raisonnable aussi ?

Xavier 17/07/2008 01:10

Hey,
sympa de rencontrer une vielle admiratrice de Dionysos. Moi aussi je les ai découvert avec Coccinelle, je les ai vu dans une toute petite salle à Annecy. C'était le bon temps, comme toi je regrette un peu la période Haiku...
à plus

Perf 28/05/2008 19:22

Salut

Ben je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est plus travaillé. En fait quand j'écoute un album de Dionysos, il y a toujours des chansons que j'aime moins que d'autres, mais celles que j'aime je les trouve terribles. De plus sur scène c'est des malades (enfin surtout Mathias). Après c'est vrai qu'il y a une petite nostalgie de cet aspect brouillon des début, ça semblait plus taré, mais d'un autre coté, certaines chansons de maintenant sont plus poignantes, plus intimes.

Et puis c'est intéressant ces albums qui racontent quelque chose.

Donc t'as connu en 99', moi aussi. Mais t'étais déjà en coloc'??? T'as commencé jeune!

Aller à plus.

Cissie Blues 31/05/2008 17:14


J'ai oublié de te dire : j'ai passé mon bac à 16 ans et à tout juste 17, je m'installais à Paris. Ce qui explique la coloc' en 99, ma première année à la fac. Et oui ! Malgré tout, je pense que
j'ai beaucoup régressé depuis cette époque...