Noisettes @ Trabendo le 29 octobre 2009

Publié le par Cissie Blues

Oui, c'était il y a un mois déjà, mais le concert est encore bien présent dans ma pauvre mémoire surchargée. Je n'ai pas loupé le coche une deuxième fois et j'avais donc pris mes places pour le Trabendo un bon mois en avance.

Vous connaissez le Trabendo ? Je n'y étais allée qu'une seule fois auparavant, il y a trois ou quatre ans, pour voir un groupe que je ne connaissais pas encore et pour lequel j'allais rapidement éprouver un violent rejet : Au Revoir Simone. Bref, je me souviens que nous avions tourné en rond à la Villette pendant un très long moment avant de tomber sur la salle et cette fois, les choses ne furent pas bien différentes. De nuit, si on n'est pas familier de l'endroit, il faut vraiment avoir de la chance pour tomber sur le Trabendo.



Une fois sur place, à peine le temps d'entrevoir la fin de la première partie et de commander une bière qu'il était déjà l'heure de s'approcher de la scène. Si nous avions su, nous en aurions commandé une deuxième parce que les Noisettes se firent un peu désirer.

Et finalement, le groupe fit son entrée sous les cris d'un public enthousiaste, avant d'entammer son set avec le titre Wild Young Hearts, et d'enchaîner avec l'horripilant single Don't Upset the Rhythm, puis le plus posé Sometimes. Mes premières impressions étaient assez mitigées. Malgré le côté sympathique des musiciens qui semblent ne pas se prendre du tout au sérieux, le tout manquait de tonus et la mayonnaise ne prenait pas vraiment. Les chansons étaient en effet toutes plus lentes que sur l'album, et la voix de Shingai Shoniwa semblaient fatiguée (pas étonnant puisqu'il s'agissait de la dernière date de leur tournée). Je sentais déjà ma mauvaise fois prendre le dessus et essayer de trouver des arguments pour défendre le groupe contre ses éventuels détracteurs après le concert, mais finalement, je n'eus pas besoin d'y avoir recours. Dès le morceau suivant, la chanteuse-bassiste et ses compères redressèrent la barre.



Dès lors, nous assistâmes à un véritable show et la température monta d'un cran. Pendant que Shingai chantait pliée en deux ou la tête en bas, accompagnée par deux choristes au talent discutable, l'impressionnant Jamie Morrison frappait de toutes ses forces sur sa batterie, avec une énergie qui semblait inépuisable (une fin de tournée ? Quelle tournée ?). De son côté, Dan Smith, plus en retrait adressait des signes au public en souriant (malgré les problèmes d'accord de l'une de ses guitares), visiblement à l'aise dans ses chaussures argentées . L'ambiance s'était transformée et autour de moi, le public avait commencé à se trémousser sans retenue.

Tour à tour disco, soul ou rock, les morceaux défilaient sans temps mort, et les Noisettes nous rappelèrent ainsi l'existence des deux meilleurs extraits de leur album précédent : Scratch Your Name et Don't Give Up. Pour Atticus, Shingai apparut à quelques mètres de nous au beau milieu de la foule médusée et termina sa prestation allongée sur le balcon. Tout cela nous amena progressivement à un final réussi sur Sister Rosetta.



J'attendais bien sûr le Every Now and Then qui n'allait pas tarder à arriver, car compte-tenu du potentiel tubesque du morceau, le groupe l'avait forcément intégré à son rappel. Shingai nous annonça d'ailleurs qu'il serait leur prochain single. Malheureusement pour moi, il fut assez bancal, à cause d'une harmonie douteuse entre les musiciens qui se rattrapèrent heureusement avec la reprise de clôture, Children of the Revolution de T-Rex.

Malgré un début laborieux, le concert s'acheva donc sur une note positive et chaleureuse, ce qui m'incite à vouloir revoir les Noisettes très vite, dans un contexte différent, c'est à dire pas en fin de tournée et de préférence dans une salle, ou dans un festival à la mesure de leur talent.


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